Quel est l’objectif du diagnostic technique global (DTG) ?

Dans le domaine de l’immobilier, nombreuses démarches sont comprises dans l’entretien d’un bâtiment ou d’un local. Parmi ces démarches se trouve le diagnostic technique global, que les diagnostiqueurs professionnels font à la demande des copropriétaires. Une décision qui sera prise lors d’une assemblée générale si le bâtiment est en copropriété. Il a vu le jour le 24 mars 2014 avec la loi ALUR. Son rôle est de contrôler l’état des immeubles habités en entier ou partiellement.

Qu’est-ce qu’un diagnostic technique global ?

Le diagnostic technique global (DTG) est un test que doit subir un bâtiment en copropriété pour connaître son état général. Les copropriétaires sont en droit de demander de faire cette opération pour envisager la rénovation de leur bâtiment. Au cours de cette analyse, plusieurs parties de ce dernier sont vérifiées de près pour confirmer leur bon fonctionnement. Le contenu du diagnostic global est :

Le contrôle des gros œuvres.

C’est une action qui concerne les principaux éléments constituant le bâtiment. Pour faire simple, le contrôle des gros œuvres est l’examen de l’état extérieur du bâtiment et des équipements communs.

Pendant cette opération, le diagnostiqueur porte un œil particulier à la dégradation des murs pour y détecter le plomb, entre autres. Aussi appelé CREP ou Constat de Risque d’Exposition au Plomb, c’est une étape obligatoire dans un diagnostic technique global. Car le plomb est une matière nocive qui pourrait se trouver dans les peintures aussi bien intérieures qu’extérieures.

Une analyse de la présence de parasites ou de champignons se classe aussi dans celui des gros œuvres. Bien qu’elle ne soit pas obligatoire, tout comme le diagnostic termites, certains propriétaires veullent quand même la faire. Leur détection se fait dans un rayon de 10 m autour de la propriété.

Les équipements du bâtiment.

Cette vérification se centre plutôt sur la performance énergétique de l’immeuble. Le diagnostiqueur professionnel passe en revue l’électricité, le gaz, les états des réseaux d’eau, les installations de sécurité en cas d’incendie.

Les diagnostics que sont le gaz et l’électricité sont obligatoires. Si le diagnostic électrique sert à mettre en évidence les anomalies des installations électriques dans le bâtiment, le diagnostic gaz, lui, définit la consommation du gaz à l’intérieur du bâtiment. Leurs points communs sont de s’assurer qu’ils ne risquent pas de causer un accident comme un court-circuit ou une explosion. 

Document et information sur l’immeuble

Afin de mener à bien le diagnostic technique global, les informations concernant le bâtiment accompagnent ce dernier. Des documents qui montrent la gestion de l’immeuble comme le registre sécurité incendie ou la gestion sanitaire des eaux… Un document qui retranscrit chaque rénovation ou chaque modification subie par le bâti. Des papiers sur l’acquisition d’une piscine ou l’ajout d’un ascenseur en sont de bons exemples.

Une fois ces documents en la possession du diagnostiqueur professionnel, il met en place une estimation des travaux. C’est-à-dire qu’il coche ce qui est bon et ce qui nécessite des rénovations. Son travail ne s’arrête pas là. Il est aussi tenu d’écrire les prochains travaux qui doivent être faits sur l’immeuble dans les 10 prochaines années.

Condition de réalisation d’un diagnostic technique global 

Les immeubles qui sont obligatoirement sujets à un diagnostic technique global ou DTG sont :

  • Les immeubles de plus de 10 ans et en copropriété.
  • Les bâtiments qui ont été reçu une plainte d’insalubrité. C’est l’administration présente sur le lieu qui fait remonter ces plaintes jusqu’au syndicat. Ce dernier réunit ensuite les copropriétaires pour décider si oui ou non ils font appel à un diagnostiqueur suite à un vote.
  • Un immeuble possédant des installations électriques et de gaz datant de plus de 15 ans
  • Un bien immobilier à mettre en location ou à vendre pour juger de leur salubrité et de leur sécurité.
  • Un immeuble à rénover ou à démolir.

Objectif d’un diagnostic technique global 

L’objectif du diagnostic technique global (DTG) est de savoir si un bâtiment respecte les normes de la loi ALUR du 24 mars 2014 ou pas. Si l’une des raisons d’être du diagnostic technique global est le respect de la loi, l’autre touche sa gestion.

L’état de tous les éléments composants le bâtiment est scrupuleusement observé afin de juger de leurs conditions générales. S’ils sont défectueux, les copropriétés préparent tout de suite la réparation afin de garantir la sécurité des occupants. Le DTG informe, non seulement, sur l’état des infrastructures dans un bâtiment en copropriété, mais aussi du budget à prévoir pour les rénover. Les copropriétaires savent donc après combien ils doivent préparer pour remettre à neuf les infrastructures fragilisées ou à risque. Ils auront un aperçu de toutes les dépenses futures pour les prochaines rénovations et les travaux à effectuer dans l’immédiat. Bref, le DTG constitue un excellent moyen d’établir le budget prévisionnel à consacrer à votre bien immobilier en copropriété dans les 10 ans à venir.

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