Qu’est-ce qu’une vente en viager ?

Le « viager » redevient prisé par les particuliers en France actuellement. Très populaire dans les années 90, la vente en viager est tombée dans les oubliettes depuis, mais ce n’est plus le cas depuis peu. Malgré cet engouement, ce n’est pas tout le monde qui le comprend pour autant.

La vente en viager est régie par le Code Civil, dans les articles 1968. Elle impose de nombreux calculs à effectuer par les parties prenantes, incluant le calcul des frais d’acquisition, du taux de rente viagère, de la valeur occupée, etc. En plus, il faudrait encore se répartir les charges. Il vous faut bien comprendre tous ces points avant de vous lancer dans la vente en viager.

Une vente en viager, c’est quoi ?

La vente en viager est une vente effectuée par un vendeur ou débirentier et un crédirentier ou le futur propriétaire du bien viager. L’achat en viager commence par la signature d’un contrat accompagné du paiement d’un bouquet et suivi du paiement d’une rente mensuelle. Cette dernière devrait être payée jusqu’à ce que le débirentier décède. En fait, le bouquet se réfère à la somme d’argent libre que l’acquéreur paye au début.

La durée du viager et donc le coût final de l’achat sont impossibles à connaître d’avance étant donné que personne ne sait quand le vendeur mourra. La vente pourrait être annulée dans un délai de 20 jours prévu par l’art. 1975 du Code Civil. Il en va de même si le débirentier décède rapidement d’une maladie ou des conditions financières précaires de l’acheteur.

Viager libre ou occupé ?

Sachez qu’il existe 02 types de viagers : occupé ou libre. Le viager est « libre », quand l’acquéreur en prend disposition immédiatement pour l’utiliser à sa guise. Ce qui n’est pas le cas pour un viager « occupé ». Dans ce cas, le vendeur garde l’utilisation du bien (pour habitation) ou encore son usufruit (pour location). Ce dernier présente de nombreux inconvénients, plus particulièrement pour l’acheteur.

Points à éclaircir sur les risques du viager

Le viager est donc très risqué si vous êtes l’acquéreur, surtout le viager occupé. C’est pour cette raison qu’on ne le recommande pas toujours. En plus du fait qu’une rente ressemble à un loyer indexé au prix à la consommation, l’espérance de vie en France ne cesse de s’allonger. De ce fait, vous risquez de payer beaucoup plus avec tous types de viagers. Le risque de ne pas survivre au vendeur existe toujours également. Étant donné que l’entretien et la réparation restent encore à la charge du vendeur, il risque de tout changer sans vous demander votre avis. Pour tout cela, il est préférable de payer un petit bouquet seulement en fonction de l’âge et des conditions de santé du vendeur.

La rente viagère en gros

La rente viagère est calculée selon plusieurs critères et elle varie chaque année en fonction du prix à la consommation. On considère pour cela le type de viager, l’âge du vendeur, son sexe, et la valeur du bien sur le marché immobilier pour un viager libre. Pour cette raison, l’on peut constater un écart important entre l’estimation donnée par un professionnel et celle fournie par un autre. Il est quand même impératif de demander une précision sur la base officielle utilisée par l’expert dans son calcul étant donné qu’il y en a plusieurs.

La répartition des charges

On ne parle pas de la répartition des charges dans la vente en viager libre, car là, toutes les charges reviennent à l’acquéreur. Cependant, une partie des charges revient au vendeur s’il continue à profiter du bien dans le cadre d’un viager occupé. Dans ce cas, il continue à s’occuper des entretiens et réparations en tout genre ainsi que la taxe d’habitation. Le paiement de l’impôt foncier et les réparations importantes reviennent à l’acheteur, quant à lui. Tout cela si le vendeur décide de rester dans la maison et non de la louer.

L’achat en viager, pour qui ?

L’achat en viager n’est pas pour tout le monde. Nous vous le recommandons si vous n’avez pas les moyens d’acquérir un bien immobilier de façon plus classique et que vous ne souhaitez pas souscrire un prêt. Ainsi, vous pourrez vous constituer un bon placement pour vos vieux jours. À votre retraite, quand le vendeur sera bientôt parti, vous pourrez louer le bien ou le revendre. Et pendant qu’il est encore en vie, le louer vous permettrait d’avoir un peu de revenus supplémentaires par mois.

Qu’est-ce qu’une vente en viager ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut
Call Now ButtonAppel Direct